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Cette guerre sera la dernière, celle dont l'issue sauvera ou condamnera la terre. Ce sera votre guerre, celle pour laquelle vous êtes formés. La tienne Invité
 
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 Quand sonne la cloche [PV Melley+James]

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James Evils

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MessageSujet: Re: Quand sonne la cloche [PV Melley+James]   Ven 12 Avr 2013 - 12:37

Elle était là. Debout devant lui. À moitié nue. Complètement déboussolée. Magnifique. Il chercha ses yeux. Parce qu'il ne voulait pas regarder autre part. Que dire. Que faire ? Elle était élève, peut-être sa bouée de sauvetage. Il chassa cette idée. Il était prof, et ce qui lui traversait l'esprit n'était pas digne de sa profession. Enfin, ce n'était pas horrible, ni malsain... Il avait juste une irrépressible envie de la prendre dans ses bras, de la consoler, d'essuyer ses larmes, de lui dire que tout allait se passer bien.
Non ! Il n'en avait pas le droit ! Alors il restait là. Immobile. Ne trouvant rien à dire.


-Vous êtes marié ?

Silence brisé. Étrange question. Retour à la réalité. Fin de ses réflexions. Il sourit à celui timide de son interlocutrice.

-Malheureusement non... Pas de femmes, et encore moins d'enfant. Mais peut-être ne vaut-il mieux pas...

Silence ! Encore une fois. Que faire, si ce n'est proposé l'inexprimable.

-Melley... si, excuse-moi d'avance, si tu ne veux pas rentrer dans ton dortoir, je ne vais pas te forcer, accepterais-tu de venir dans mon salon ? Ce n'est pas un palace, mais il y a au moins une cheminée et du feu où tu pourras te réchauffer.

L'improbable exprimé ! L'improbable qui, à chaque syllabe semblait de plus en plus absurde à ses oreilles. Il lui demandait d'avoir confiance, mais comment pouvait-on demander à une jeune élève de l'accorder à son professeur en ces périodes de malheur et de misère.


(voici avec quelque mois de retard, une réponse, aussi bizarre qu'inappropriée à mon avis. Tu dis si il faut changer quelque chose. N'hésite pas.)
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Melley Neshalt

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MessageSujet: Re: Quand sonne la cloche [PV Melley+James]   Ven 12 Avr 2013 - 14:34

Melley attendait une réponse, timidement. Une réponse, ou un geste quelconque. Qu’il s’en aille s’il ne voulait plus la voir, ou qu’il lui dise même que cela ne la regardait pas, que c’était privé. Il lui renvoya cependant son sourire en disant :

-Malheureusement non... Pas de femmes, et encore moins d'enfant. Mais peut-être ne vaut-il mieux pas...

Il se tut soudain, sans qu’elle ne comprenne. Il n’avait personne non plus…étrangement, elle en fût et soulagée, et peinée. Elle pensait qu’il méritait d’avoir quelqu’un dans sa vie. Et elle ne comprenait pas non plus cette voix en elle, les pensées qui se formaient, si bizarres…
Mais la chose sûre était qu’elle aimait bien être avec le professeur. Oui, c’était étrange puisqu’il était professeur, mais il n’était pas beaucoup plus vieux qu’elle, avait lui aussi connu des horreurs avant de débarquer dans cette école. Il n’était professeur que sur papier. L’on pouvait faire abstraction de ceci. Pour le moment, elle ne le considérait même plus comme tel, mais plutôt comme…une lampe de secours…un feu au bout du tunnel…


-Melley... si, excuse-moi d'avance, si tu ne veux pas rentrer dans ton dortoir, je ne vais pas te forcer, accepterais-tu de venir dans mon salon ? Ce n'est pas un palace, mais il y a au moins une cheminée et du feu où tu pourras te réchauffer.

Aller a-avec lui…dans son salon ? Sur le coup, elle en fût surprise. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui demande ça à vrai dire ! Elle ouvrit la bouche, réfléchissant toujours, et dit doucement :

-Ce serait avec plaisir, Monsieur.

Il semblait, comme elle, avoir besoin d’une autre compagnie que la solitude ou les souvenirs douloureux. Lorsqu’ils recommencèrent à marcher, elle mit un bras sur sa poitrine, au cas où ils croiseraient quelqu’un. Elle se sentait presque en sécurité. Elle ne longeait plus les murs, ne regardait pas aussi souvent derrière elle. Parce qu’il était là et qu’elle savait qu’il la défendrait si quelque chose survenait. En quelques heures, il était parvenu à percer un trou dans sa carapace, à s’y faufiler, et à obtenir le début d’une confiance, voire d’autre chose…

Lorsqu’ils arrivèrent, il la fît entrer d’abord, et elle vit que son salon était modeste mais coquet. Une cheminée, un canapé, un lit…de jolies décorations aussi. Et tout était rigoureusement nettoyé, même les livres sur l’étagère.

-Je voulais…encore vous remercier, Monsieur. Dit-elle au bout d’un moment, le laissant chercher du thé.

Ils s’installèrent près du feu, Melley ne se souciant à nouveau plus de sa poitrine. Elle cherchait quoi dire, buvant le thé à petite gorgée. La petite voix traditionnelle lui murmurait que ce pouvait être un piège. Qu’il avait mit quelque chose dedans pour qu’elle soit docile, alors que la nouvelle voix lui assurait d’avoir…confiance.

-Vous êtes…le premier homme qui parvient à…m’approcher…comme ça…

Elle baissa légèrement la tête, un peu gênée de dire ceci. Mais c’était la vérité. Rien d’autre.

-Vous êtes très gentil…

Relevant la tête en soufflant ses mots, elle croisa son regard et cette fois, s’y noya. Il avait un si beau regard en fait…

[tu me dis Wink]

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James Evils

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MessageSujet: Re: Quand sonne la cloche [PV Melley+James]   Sam 11 Mai 2013 - 17:24

Silence. Comment en aura-t-il pu être autrement ? Surprise. Comme une réaction tout à fait légitime. Silence. Acceptation !

Ils s'en allèrent dans les couloirs, traversant l'ensemble de l'école pour accéder à la tour réservée au corps enseignant. Sans un mot. C'en était pesant. Mais que dire, que faire qui ne paru ni suspect ni déplacé ?

Entrée dans le salon. Toujours la même question ! Il alla chercher du thé, elle resta debout. Il continuait de chercher, elle observait la pièce. Il trouva le thé, ils s'installèrent devant le feu. Les flammes l'hypnotisaient. Encore cette question. L'attente. À réfléchir. À ne pas savoir quoi dire.

-Vous êtes…le premier homme qui parvient à…m’approcher…comme ça…


Arrêt. Silence. Gêne. Que répondre. Il aurait bien crié pour se débarrasser de ce poids.

-Vous êtes très gentil…

Elle releva la tête, comme pour affronter directement ces propres mots, comme si elle s'accrochait à celui à qui ils étaient destinés. Lui ! Silence. Il se devait de répondre. Mais de la tristesse qu'il lisait dans les yeux de Melley il avait peur. Une lueur d'espoir noyé dans ce que ce monde lui avait apporté : l'horreur, le désespoir et la tristesse. Une lueur d'espoir qui lui donna la force de répondre.

- Merci Melley. Et toi, tu es une fille étonnante. Tu souffres mais tu restes forte. Tu subis, pour ne pas subir plus, mais tu ne dis rien. Tu restes debout.

Il décrocha son regard du sien et but une gorgée de thé. Le liquide chaud coula dans sa gorge. Il se reconcentra sur son élève.

- Tu sais Melley, on vit dans une époque bien noire, bien trop noire. Les cœurs sont empoisonnés par je-ne-sais quel mal. Les gens sont mauvais. J'ai beaucoup voyagé avant de venir. J'ai vécu heureux avec ma famille, loin des hommes et de leur folle maladie, et j'ai appris l'amour de mes parents. Et puis, j'ai été jetés dans la vraie vie, je n'étais plus dans un cocon, et j'ai été dégoûté. D'ailleurs, qui ne l'aurait pas été ? Je vivais dans des livres, mais on était loin de cette époque heureuse.... Bien trop loin.

Il se leva, pris la théière qui chauffait sur le feu, et resservit une tasse à chacun d'eux.

- J'ai longtemps cherché des gens qui, pareil à moi, tendent à autre chose. Mais cette école n'est pas le lieu propice à rencontrer ce genre de gens. Y a-t-il un lieu propice ? Je ne sais pas ? Je ne le serais jamais. Il faudrait des vies entières pour explorer le monde et essayer d'y trouver ce que je cherche. Et il faudrait avoir assez de courage pour affronter toute la misère qu'on y rencontra. Je ne quitterais pas l'école, mais si je pouvais déjà toi te soulager de ce dont tu souffres, je serais déjà amplement heureux. Tu ne dois pas porter ton fardeau tout seul, je pourrais être là pour te soulager un peu...
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Melley Neshalt

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MessageSujet: Re: Quand sonne la cloche [PV Melley+James]   Sam 11 Mai 2013 - 21:25

-Merci Melley. Et toi, tu es une fille étonnante. Tu souffres mais tu restes forte. Tu subis, pour ne pas subir plus, mais tu ne dis rien. Tu restes debout.

Il but alors une gorgée de thé. Non elle ne disait rien. Parce qu’elle n’était pas celle qui avait connu le pire. Elle se disait que les autres avaient endurés bien pire que ça. Elle… elle avait vu son père mourir devant elle, avait faillit être violée deux fois, et avait retrouvé sa famille assassinée en rentrant. Bien sûr, après elle avait été seule, surtout à l’école. Mais bon…en plus, elle ne comprenait pas ce qu’elle avait avec lui. C’était un professeur ! Mais elle adorait parler avec lui et regarder ses yeux. Il lui parlait comme à une personne normale.

-Tu sais Melley, on vit dans une époque bien noire, bien trop noire. Les cœurs sont empoisonnés par je-ne-sais quel mal. Les gens sont mauvais. J'ai beaucoup voyagé avant de venir. J'ai vécu heureux avec ma famille, loin des hommes et de leur folle maladie, et j'ai appris l'amour de mes parents. Et puis, j'ai été jetés dans la vraie vie, je n'étais plus dans un cocon, et j'ai été dégoûté. D'ailleurs, qui ne l'aurait pas été ? Je vivais dans des livres, mais on était loin de cette époque heureuse.... Bien trop loin.

Bien sûr, il avait aussi eu son lot de souffrance…elle en fût peinée. Elle comprenait… voulait l’aider… ensemble ils pouvaient rester forts… pendant qu’elle réfléchissait, il s’était levé et était revenu avec le thé, les resservant.

-J'ai longtemps cherché des gens qui, pareil à moi, tendent à autre chose. Mais cette école n'est pas le lieu propice à rencontrer ce genre de gens. Y a-t-il un lieu propice ? Je ne sais pas ? Je ne le serais jamais. Il faudrait des vies entières pour explorer le monde et essayer d'y trouver ce que je cherche. Et il faudrait avoir assez de courage pour affronter toute la misère qu'on y rencontra. Je ne quitterais pas l'école, mais si je pouvais déjà toi te soulager de ce dont tu souffres, je serais déjà amplement heureux. Tu ne dois pas porter ton fardeau tout seul, je pourrais être là pour te soulager un peu...

Là elle but une longue gorgée de son thé, pour masquer son tremblement. D’un coup, elle voulut camoufler sa poitrine, alors qu’à présent il avait eu tout le loisir de la contempler sous tous les angles. Lui… raconter ? Non… elle ne voulait pas s’épancher. Il avait aussi souffert et elle ne voulait pas le faire souffrir de plus belle en parlant.

Elle se mordit la lèvre, le regarda, plongea dans son regard une nouvelle fois. Elle y lisait tant d’assurance !


-Je… mes parents ont toujours du voler ou autre pour nous nourrir. Un soir j’ai accompagné mon père. Des malfrats nous sont tombés dessus. Ils ont abattus mon père devant mes yeux et ont tenté de… me…

Elle ne parvint pas à finir mais il devait avoir compris.

-J’ai tué, l’homme… je l’ai tué…et… je me suis enfuie en laissant mon père mort… et à la maison… ma mère, mes frères étaient aussi morts… on les avait tués… j’étais seule… alors j’ai appris à survivre jusqu’à ce que je trouve l’affiche pour l’école. Je me suis dit que là-bas au moins je ne serais plus seule. Mais je n’ai pas réussi à me faire d’amis.

Voilà. En gros, c’était son histoire. Il y avait pire que ça, comme dit. Mais elle n’était pas forte de nature et cela lui suffisait comme épreuves. Sans le vouloir, elle se rapprocha légèrement de l’homme.

-Je sais que je ne suis pas la plus à plaindre niveau passé et souffrances… et je suis désolée de vous ennuyer ou de prendre votre temps.

Elle but encore une fois de son thé, savourant tellement c’était bon, et attendit une réaction…

Spoiler:
 

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